Rapport annuel de la présidence 1981-1982 et 1982-1983

Mesdames. Messieurs,

Rompant avec la tradition, le Comité de la Société Académique a décidé de retarder la date de son assemblée générale de manière à pouvoir vous envoyer le rapport de l’exercice écou0lé dont vous aurez pu prendre connaissance avant notre réunion. Ce faisant, nous avons cumulé dans la brochure qui vous a été récemment adressée les rapports des 94″ et 95″ exercices couvrant donc la période comprise entre le 1er octobre 1981 et le 30 septembre 1983. Nous espérons que ce nouveau calendrier des événements de notre Société stimulera votre intérêt en vous donnant des informations toutes fraîches de nos diverses activités. II permettra également à votre serviteur de ne pas vous lasser par l’énumération fastidieuse de tous les subsides accordés, mais de vous renvoyer pour cela au rapport que vous venez de recevoir.

Abordant l’aspect financier, notre exercice annuel apparait comme satisfaisant, tant sur le plan de l’évolution de nos actifs que sur celui de nos revenus.

Le patrimoine géré par notre Société est aujourd’hui de 10’235516 francs. Il a progressé en capital de quelque 8’% au cours de ces douze derniers mois. Le total de nos revenus a été de

465 580 francs desquels il faut déduire 58’575 francs versés aux réserves statutaires des divers fonds et 23’255 francs au Fonds du Centenaire.

Nous avons donc disposé de quelque 183’000 francs de ressources nouvelles. En fait, les allocations attribuées au cours de cet exercice se sont montées à 454’ 778 francs. Nous avons donc largement puisé

dans les réserves accumulées ces dernières années et plus particulièrement lors de l’exercice précédent. Cette situation est saine. Il n’est en effet pas dans la nature de notre Société d’accumuler des revenus mais bien de les distribuer, pour autant que l’on parvienne à maintenir et même accroître quelque peu le capital.

Face à ces résultats satisfaisants, il faut garder à l’esprit que les revenus d’une année à l’autre peuvent fluctuer assez considérablement en fonction de l’évolution générale de l’économie et des taux d’intérêt en Suisse et à travers le monde.

Au terme de cet exercice, l impression générale ressentie par votre Comité est donc que, malgré des moyens relativement limités, les subsides et allocations accordés par la Société Académique ont contribué à permettre certaines réalisations de notre Université dans sa mission d’enseignement et de recherche. Face à l’abondance et à l’importance des requêtes émanant de certaines facultés, les subsides, qui n’ont bien souvent pu être accordés que partiellement, ont cependant permis la réalisation de programmes valables, mais menacés par le blocage ou l’amputation des crédits officiels, situation particulièrement bien décrite dans le dernier programme du rectorat dont j’aimerais citer cette phrase: «Faible croissance des crédits, inflation et progrès dans la science et les techniques, ont pour conséquences un vieillissement d’ensemble des équipements scientifiques et un sous-développement marqué des bibliothèques dans presque tous les secteurs. Pour rattraper le retard, pour acquérir le matériel indispensable à la création de nouveaux domaines d’enseignement et de recherche, un effort particulier s’impose. » Nous nous sommes ainsi efforcés de collaborer à cet effort auquel je vous remercie d’avoir participé.

C’est avec beaucoup de regret que je dois vous signaler la démission de deux membres dont l’activité au cours de nombreuses années a été particulièrement appréciée ; il s’agit de M. Augustin Lombard (professeur honoraire de la Faculté des sciences) et de M. André Fatio, que j’aimerais tous deux remercier chaleureusement d’avoir tant contribué au renom et à la bonne marche de notre Société. M. Augustin Lombard est devenu membre du Comité de la Société Académique en 1939, puis en a été le président de 1962 à 1965. Sa présence au Comité durant toutes ces années a été extrêmement appréciée grâce à sa grande connaissance des rouages universitaires, à son souci de la précision et à sa disponibilité qu’agrémentait une charmante affabilité. Pour le remplacer au Comité, je vous propose la candidature du professeur Ronald Mermod (physique). M. André Fatio est entré au Comité de notre Société en 1946 et en a été le président de 1956 à 1959. Ses aptitudes administratives, son expérience dans le monde du commerce et de la banque lui ont permis de mettre à disposition dc notre Société et du monde universitaire ses qualités et son sens pratique. Toujours très conscient des responsabilités que la Société genevoise encourait à l’égard de l’Université, il a cherché à développer les relations entre les milieux universitaires et la Cité. A ce titre, il a été le premier président du Conseil de l’Université dont il assuma longtemps la présidence.

Je me lais votre interprète pour assurer ces deux fidèles membres du Comité de nos sentiments de gratitude et de reconnaissance.

Signalons encore que la présidence de la commission financière a été confiée à notre trésorier M. Alain Peyrot et que M. Eric Demole y remplacera M. André Fatio.

Nous vous proposons la nomination au comité de MM. Alain Peyrrot et Pierre Darier (ce qui est accepté par l’Assemblée).

Viennent en outre à échéance les mandats de :

  • François Naef
  • Alain Peyrot
  • Roger Helg
  • Gérard de Haller
  • Roger Firmenich

Tous ces membres étant rééligibles, je vous propose de renouveler leur mandat pour les deux années à venir. (Proposition acceptée par l’assemblée.)

Je conclurai ce rapport en formant des vœux pour que l’activité de notre Société en faveur de l’Université de Genève se développe encore davantage ces prochaines années et en remerciant aussi tous ceux et toutes celles qui ont contribué à permettre le déploiement de cette activité.

 

Pierre Maurice, président